Pour se protéger des coups de soleil et des autres intempéries, le préau en bois reste une construction très prisée. Bien réalisé et entretenu régulièrement, ce petit édifice peut rester en place et en bon état durant des dizaines d’années. Quelques étapes clés dans sa construction doivent être bien respectées afin de garantir sa durée de vie. Ces conseils surtout fournis à ceux qui débutent dans le bricolage.

Trouver le bon emplacement

Avant de saisir le marteau, la scie circulaire, la perceuse visseuse, la ponceuse et les autres outillages électroportatifs, déterminer l’emplacement pour l’installer est primordial. Actuellement, les préaux sont classés en deux catégories, dont les modèles adossés à un mur et les styles indépendants. La première catégorie est souvent placée devant les portes ou le long des murs d’enceinte. Cette disposition a l’avantage de la rendre moins encombrante. Dans le cas où le mur serait partagé avec des voisins, les tenir informés des projets est essentiel. Les préaux indépendants nécessitent une assez large surface, mais le choix de l’emplacement et de la forme est plus vaste. À noter que la loi ne permet pas de construire tout et n’importe quoi dans son jardin. La dimension des surfaces constructibles, même dans son propre terrain, est pareillement réglementée. Se renseigner au préalable sur le plan d’urbanisme est vivement recommandé.

Tracer les plans

Le traçage des plans est important dans la construction d’un préau ou d’un abri et est directement lié à l’emplacement. Par exemple, la toiture d’un préau adossé à un mur est monopente, c’est-à-dire qu’elle n’aura qu’une seule pente. Les indépendants, par contre, peuvent en avoir deux, trois ou quatre selon les besoins et l’esthétique recherchée. L’emplacement affecte aussi le plan au niveau des dimensions. En fonction de l’exposition au vent et au soleil, la surface des débords et des surplombs, et aussi la hauteur peuvent varier sensiblement. Ces éléments sont pourtant décisifs dans le calcul de l’emprise totale au sol de l’installation. À noter que si l’emprise au sol dépasse les 20 m², un permis de construire est nécessaire. Entre 5 m² et 20 m², une déclaration à la mairie est obligatoire. Dans les deux cas, un plan détaillé mentionnant l’emplacement, les mesures et les dimensions exactes sont requis. Ces démarches ne sont pas nécessaires pour une maison en construction.

Réunir les matériaux et les matériels nécessaires

Pour un préau en bois, ces matières ligneuses sont évidemment les principaux matériaux qui composent les poutres et les planches. Le choix de l’essence est important pour assurer la longévité de la structure. L’idéal est d’avoir accès à des bois nobles, comme l’ébène qui résiste très bien aux intempéries. Cependant, leurs coûts peuvent rapidement faire exploser le budget. Des bois comme le teck, le chêne ou l’eucalyptus offrent de meilleures alternatives avec de bons rapports qualité-prix. La toiture est souvent constituée de tôles ondulées en aluminium ou en PVC, très prisées pour des raisons économiques et pratiques. Les plus exigeants peuvent prétendre à un tout autre résultat, aussi agréable que le précédent, avec les tuiles. Ces dernières conviennent surtout aux préaux adossés aux portes.

Pour les clous, les vis, ou encore les platines de fixation, un plan bien détaillé permet de les dénombrer rapidement. Les appareils de serrage et de perçage sont également conseillés pour travailler avec précision et rapidité. En fonction du type de fondation, une bétonnière est peut-être aussi nécessaire pour le plancher et pour fixer les poteaux. En cas de budget limité, la location de ces outils est la solution la plus pratique.

Construire dans les règles

Pour des raisons de sécurité, mais également de rapidité, au moins deux personnes sont requises sur le chantier. Une fois l’équipe prête, la première étape concerne les fondations. Ces travaux consistent à poser le dallage ou le plancher, et à fixer les poteaux. Ces derniers sont généralement retenus par des platines encastrées dans le sol. Pour maintenir les fixations, le béton doit être coulé dans des trous d’environ une trentaine de centimètres. Un temps de pause assez long est à observer pour laisser sécher l’ensemble.

L’étape suivante est le montage de la charpente. Le travail est assez physique et nécessite le port de lunettes de protection. Selon le rendu esthétique voulu, mais aussi pour servir de coupe-vent, des rangées de bois aussi fines qu’espacées peuvent être posées entre les poteaux. Cependant, l’un des côtés doit être laissé complètement ouvert pour que la construction garde son appellation de préau. La charpente de la toiture est constituée au minimum d’entraits qui relient les poteaux entre eux. Une structure de soutènement composée de lattes et de chevrons est nécessaire, surtout pour une toiture en tuiles.

La dernière étape consiste à poser la toiture. Les tôles sont les plus faciles à placer, celles en métal sont solides, mais nécessitent un traitement contre la rouille. Les tôles en plastique sont moins onéreuses, mais les couleurs se ternissent rapidement. Ceux qui recherchent un meilleur rendu esthétique, doivent opter pour les tuiles. Le seul inconvénient de ces dernières est que leur temps de pose est beaucoup plus long.